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En attendant la réouverture, #JeSoutiensLeCinéma!

En attendant la réouverture des salles, le distributeur suisse Cineworx lance une action de soutien en proposant d’acheter des billets dès maintenant en prévente. Plusieurs films du catalogue sont à choix, il suffit de choisir le ou lesquels nous donnent déjà envie de retourner au cinéma!

Plus d’infos sur le site de cineworx

CULTURE ENJEU cherche un·e secrétaire général·e

L’association CULTURE ENJEU cherche un·e :

SECRÉTAIRE GENERAL·E

à 20% annualisé

POSITION DANS L’ORGANIGRAME

Le·la secrétaire général·e est engagé·e par le comité de l’association et répond devant lui de la bonne tenue du budget et des ressources humaines. Pour la gestion courante, le·la secrétaire général·e en réfère au comité qui supervise et encadre son travail. Il·elle collabore étroitement avec la rédaction en chef.

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS

ADMINISTRATION

  • Développement de la stratégie de financement en collaboration avec le comité
  • Recherche de fonds
  • Gestion des ressources humaines (contrats, fiches de salaires, AVS, LPP, LAA, certificats de salaire)
  • Secrétariat et gestion des relations et des ressources administratives
  • Gestion de la base de données et du matériel administratif
  • Gestion de la comptabilité et du budget
  • Gestion des abonnements et de la facturation
  • Préparation des listes d’envoi pour la distribution des magazines
  • Gestion du stock des archives du magazine

ASSOCIATION

  • Organisation des Assemblées Générales
  • Organisation de la vérification des comptes pour l’AG
  • Gestion des listes de membres et de la facturation des cotisations
  • Communication aux membres
  • Participation à certaines séances du comité

Contrat : à durée indéterminée

Rémunération : à discuter en entretien

Lieu de travail contractuel : Lausanne

L’association n’ayant pas de bureau fixe, le lieu de travail effectif est libre.

Entrée en fonction :  au 15 mai 2021 ou à convenir

PROFIL SOUHAITÉ

  • Autonomie, proactivité, flexibilité (séances possibles le soir, événements, etc.), rigueur
  • Expérience administrative (comptabilité, salaires)
  • Expérience dans la recherche de fonds et la gestion budgétaire
  • Bonne connaissance du fonctionnement associatif
  • Bonne connaissance du milieu culturel, et de la politique culturelle
  • Expérience souhaitée dans la production de publications
  • Expérience dans la recherche d’annonceurs est un atout
  • Bonne compréhension de l’allemand est un atout

Postulations comprenant un CV et une lettre de motivation à transmettre en PDF à rh@cultureenjeu.ch.

Délai : 8 mars 2021

Télécharger l’annonce en format PDF:

Un quart des acteurs·trices et entreprises culturelles romandes est dans une situation financière grave

C’est ce que révèle un sondage mené par la Task Force Culture Romande. On savait le secteur culturel durement touché par la crise sanitaire. Pour la première fois, des chiffres révèlent l’ampleur des dégâts causés par les fermetures malgré les mesures de soutien, ainsi que les fortes disparités dans l’écosystème très diversifié de la culture. La Task Force Culture Romande propose quatre solutions concrètes pour améliorer la protection de l’ensemble des maillons de la chaîne pour traverser les mois qui restent, et garantir une relance qui ne laisse personne sur le carreau.

Malgré les aides, la situation est grave

Malgré la mise en place rapide de dispositifs de soutien pour la culture, la situation reste très difficile sur le terrain. C’est ce que confirme le sondage réalisé par la Task Force Culture Romande auprès de 513 personnes et près de 270 entreprises du secteur culturel romand (associations, institutions, etc), entre mi-décembre 2020 et fin-janvier 2021.

Les chiffres sont alarmants puisque plus d’un quart des entreprises sont dans une situation grave ou catastrophique et près de la moitié des acteurs·trices culturel·le·s disent vivre une situation financière difficile. En outre, 43% d’entre elles·eux craignent de devoir quitter leur profession pour des raisons financières. C’est donc à une possible disparition d’une grande partie du secteur culturel romand que nous assistons. 

Des aides octroyées, mais mal adaptées

Les chiffres détaillés qui ressortent du sondage permettent d’analyser les raisons de ce constat inquiétant et d’identifier les lacunes dans les mesures mises en place. Plusieurs raisons émergent :

Le plafonnement des aides et des indemnités à 80% dans un secteur où les réserves sont rares. Près d’un an après le début des fermetures, un quart des entreprises indiquent ne pas avoir trouvé de solutions à ce jour.

La complexité bureaucratique des démarches et la lenteur de leur traitement. Dans la plupart des cas il a fallu entre deux et quatre mois pour obtenir une décision, puis un nouveau délai pour toucher l’indemnisation.

Une protection sociale inégale pré-existante entre les indépendant·es et les salarié·es qui a contribué à ce que les indépendant·es soient particulièrement touchés par cette crise.

Quatre solutions pour aller vers le mieux

Ces constats ne font que renforcer la demande des milieux culturels : il faut impérativement simplifier les processus d’indemnisation et les rendre plus rapides.

La Task Force Culture Romande demande donc :

1. Dans l’immédiat, un soutien à toute proposition qui vise à mettre sur pied une aide rapide et non bureaucratique sous forme d’indemnités forfaitaires, afin de soutenir les artistes et acteur·es culturels et leur permettre de traverser plus dignement la crise Covid, notamment la proposition Roduit visant à permettre l’accès à l’aide en cas de rigueur pour les indépendant·e·s, et la proposition Dandrès visant à prolonger le délai-cadre pour les intermittent·e·s.

2. Que la Confédération permette aux cantons d’indemniser au-delà de 80% des pertes.

3. La fin des inégalités de traitements désormais criantes : un plan de réouverture des lieux culturels, concerté entre Confédérations et cantons, doit être mis en place d’urgence si on veut éviter un dépérissement irrémédiable de la culture romande. Sans ces perspectives, il n’y aura pas d’engagements – et il ne servira alors à rien d’instaurer des mesures de compensation pour des annulations d’événements qui n’auront jamais eu lieu.

4. Enfin mettre en œuvre de l’article 114 al.2 let c de la Constitution : « les personnes exerçant une activité indépendante peuvent s’assurer à titre facultatif » à l’assurance chômage.

Les résultats détaillés

Les questions du sondage « Entreprises culturelles »

Les questions du sondage « Acteurs·trices culturel·le·s »

Quelques indications méthodologiques


La Task Force Culture Romande est un regroupement de faîtières et d’associations professionnelles réunies autour de la défense commune de la culture. Elle comprend les associations suivantes :

artos – association romande technique organisation spectacles

AROPA – Association Romande de la Production Audiovisuelle

FARS – Fédération Romande des Arts de la Rue

FCMA – Fondation pour la Chanson et les Musiques Actuelles

PETZI – Association faîtière suisse des clubs et festivals de musiques actuelles

SONART – Association Suisse de Musique

SSA – Société Suisse des Auteurs

SSRS – Syndicat Suisse-romand du Spectacle

t. – Professionnel·le·s du Spectacle Suisse

AROPA – Association Romande de la Production Audiovisuelle

www.taskforcecultureromande.ch

Collection «Lockdown» by Swiss filmmakers, saison 2

Deuxième vague oblige et privé.e.s de voir leurs réalisations diffusées en salles, les cinéastes suisses se rallient une nouvelle fois et proposent une collection de courts-métrages à voir sur Play Suisse.

Initiée par le réalisateur et producteur Frédéric Gonseth (président de l’association Culture Enjeu), la collection «Lockdown» by Swiss filmmakers rassemblent 25 cinéastes qui proposent leur vision du « monde d’après » à travers le documentaire ou la comédie.

Article du 24 Heures par Cécile Lecoultre à lire ici

Rencontre avec Nadine Richon

UN GARÇON RENCONTRE UNE FILLE  un roman de Nadine Richon
 

Avec son troisième roman Un garçon rencontre une fille,  Nadine Richon emporte les lecteurs dans une histoire d’amour intrigante, une rencontre différée entre un garçon tourmenté et une athlète qui vole de succès en succès. L’un et l’autre prisonniers d’une forme d’ultramoderne solitude, Kamel et Sophie se frôlent dangereusement, s’aiment sans se connaître, s’inscrivent dans l’actualité du monde entre Paris et Alger. 

À Paris, Sophie court avec succès sur les pistes d’athlétisme alors que Kamel se cherche, entre des études hachées et un héritage franco-algérien tourmenté. Ils vont se trouver, se perdre puis, peut-être, se retrouver. C’est un récit enjoué, porté par une jeune femme qui saute les haies et un jeune homme qui se cherche entre passé fantasmé et délires présents dans une période chaotique de sa vie. Le livre progresse vers un dénouement incertain, au fil des événements personnels et collectifs où ils sont plongés, au gré de leurs rêves amoureux aussi ; il avance vers ce moment sans cesse repoussé qui pourrait nous faire dire que là oui, enfin, un garçon rencontre une fille…

Autour de Kamel et de Sophie d’autres personnages jouent leur partition : les parents de Kamel, un couple féminin proche de Sophie, l’une juive athée et l’autre protestante, des musulmans laïques et quelques fanatiques entre la France et l’Algérie en ébullition démocratique. Ce conte d’aujourd’hui apporte sa petite contribution à la défense de la liberté de conscience et de la planète qui a bien d’autres soucis à se faire que de savoir qui la dirige depuis un hypothétique ailleurs. 

Le roman UN GARÇON RENCONTRE UNE FILLE de Nadine Richon a été sélectionné pour le Prix des Lecteurs de la Ville de Lausanne qui récompense chaque année un roman écrit par un.e auteur.e suisse romand.e. 

Une rencontre avec Nadine Richon, animée par Isabelle Falconnier, aura lieu en huit-clos au Lausanne Palace samedi 9 janvier 2021 à 11H00. Le public pourra suivre la rencontre en direct ici


Le roman est actuellement disponible en librairie.  


Biographie

Née au Brésil en 1960, Nadine Richon a étudié la sociologie à l’Université de Lausanne. Journaliste et spécialiste en communication, elle a travaillé notamment à 24Heures, au Temps, à L’Illustré et Femina. Elle est rédactrice au Service de communication de l’Université de Lausanne. 

Son premier roman Crois-moi, je mens (Bernard Campiche Éditeur) a été suivi par Laisse tomber les anges (id.). Un garçon rencontre une fille (id.) est son troisième roman.

Les mesures d’aides vous-ont-elles été utiles? Sondage

Afin d’améliorer et de mieux défendre les mesures de soutien pour l’ensemble du secteur culturel, la Task Force Culture Romande lance un sondage.

Que vous ayez fait appel aux aides (RHT, APG, indemnités, etc.) ou non, que vous ayez eu une bonne ou une mauvaise expérience, prenez 5min pour y répondre!

Vous êtes un·e artistes, administrateur·trice, technicien·ne, acteur·trice culturel·le?
Remplissez ce sondage: https://fr.surveymonkey.com/r/TFCR_acteurs

Vous êtes une société de production, un lieu, une manifestation, une compagnie, une association, une fondation ou une entreprise culturelle?
Remplissez ce sondage: https://fr.surveymonkey.com/r/TFCR_entreprises

Plus d’informations sur la Task Force Culture Romande

L’OFS et l’OFC publient une nouvelle étude sur les retombées économiques du secteur culturel: 63 000 entreprises et 15 milliards de francs de valeur ajoutée

Réalisée en accord avec l’Office fédéral de la culture (OFC), une nouvelle étude publiée par l’Office fédéral de la statistique (OFS) révèle que la culture représente 2,1% du PIB, soit une valeur ajoutée de 15 milliards de francs.

Au total plus de 300 000 travailleurs et travailleuses culturels.lles, dont le niveau de formation est supérieur à la moyenne et avec une proportion de femmes plus élevée que dans l’économie générale, contribuent à l’économie nationale.

Lire le communiqué de presse

Appel au Conseil national : garder la cohésion du train de mesures en faveur des médias

Le paysage médiatique suisse est marqué par une profonde mutation structurelle sous l’effet de la numérisation. Mais les rabais sur la distribution postale ne suffiront pas à faire face à cette transformation s’ils ne sont pas accompagnés d’un soutien aux médias en ligne. 

La décision de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N) de scinder le train de mesures en faveur des médias est donc totalement incompréhensible.

La démocratie suisse ne se conçoit pas sans un journalisme qui fonctionne et des citoyens bien informés. La décision de la CTT-N n’a de sens que pour le maintien de la structure des journaux imprimés qui atteignent de moins en moins de lecteurs. Un soutien aux médias tourné vers l’avenir doit servir autant les médias en ligne que les médias imprimés.

Ce n’est pas l’avis du conseiller national Christian Wasserfallen, qui affirme, dans le Tages-Anzeiger/Bund, que les médias en ligne « n’ont pas besoin de soutien » : une déclaration qui n’a rien à voir avec la réalité économique que subissent les médias. Quant au conseiller national Philipp Kutter, il affirme, dans la Republik : « l’indépendance du quatrième pouvoir est menacée ». Même s’il ne fournit pas la moindre preuve scientifique pour l’étayer.

« media FORTI » demande donc au Conseil national de garder la cohésion du paquet d’aide aux médias et de voter contre la mise à l’écart du soutien aux médias en ligne.

Le train de mesures renforce la concurrence, la diversité et l’innovation dans le secteur des médias et fait l’objet également d’un soutien sans faille de toutes les associations professionnelles.

L’association « media FORTI » n’est liée à aucun parti et aucune organisation professionnelle. Elle s’engage pour des médias forts au service du public et est animée par des personnalités du journalisme, de l’éducation aux médias, de la culture et de la science.

Site web :      www.mediaforti.ch

E-Mail : info@mediaforti.ch

Mainmise du Conseil d’État sur l’argent de la Loterie Romande: Prise de position de la rédaction

Dans son avant-projet de loi d’application de la loi sur les jeux d’argent, le Conseil d’État vaudois entend se réserver 30% des bénéfices de la Loterie Romande pour financer ses projets de législature. La rédaction de CULTURE ENJEU soutient la position des milieux culturels et s’oppose fermement à cette disposition.

Avec la nouvelle loi sur les jeux d’argent, l’État de Vaud a un souci d’apport financier à résoudre. Jusqu’à présent, grâce à une taxe de 6% prélevée sur le produit des ventes de billets de loterie, le canton encaissait chaque année une jolie petite somme (19 millions en 2018). Cette pratique est désormais exclue par la nouvelle loi.

Acceptée par le peuple le 10 juin 2018, la loi fédérale doit être mise en œuvre au travers de lois d’applications dans chaque canton. La Loterie Romande étant intercantonale, il a fallu dans un premier temps mettre à jour la Convention Romande sur les Jeux d’Argent (CORJA). À cette étape, Vaud saisit l’occasion de remplacer sa taxe par un autre mécanisme. L’article 8 autorise les cantons à se réserver « une partie des contributions, limitée à 30% du bénéfice à répartir ». Celle-ci « peut être attribuée directement par le Conseil d’État ou par un service de l’État ». Cela tombe bien, 30% du bénéfice net correspondrait à peu de chose près aux 6% de taxe sur les billets. L’État vaudois a une voie pour préserver son revenu, même si celui-ci serait désormais soumis à l’obligation de servir l’utilité publique et n’irait pas directement dans les caisses du canton. 

L’avant-projet de loi vaudois est mis en consultation le 3 juillet 2020, avec un délai au 24 août. Il prévoit « une troisième entité en charge de la redistribution de 30% des bénéfices nets résiduels de la Loterie Romande au profit d’entités à but d’utilité publique ». L’exposé des motifs (p.18, 4.3.1) ajoute que « de ce fait, la création de ce fonds permettra le soutien de projets d’intérêts publics en lien avec le programme de législature. L’affectation des montants relèvera de la compétence du Conseil d’État ».

Il est transparent dans l’exposé des motifs que cette troisième commission vise à « pallier l’abandon de cette taxe » de 6%sur les billets de loterie (p.17, 4.3). Dans leur réponse à la consultation, les milieux culturels estiment « peu respectueux de la volonté parlementaire puis populaire de réintroduire cette taxe non affectée de façon détournée en créant ab nihilo cette nouvelle instance ». 

Les recettes de la taxe sont versées dans les caisses cantonales, et contribuent au budget approuvé et contrôlé par le Grand Conseil. Avec le nouveau système proposé, l’attribution de cet argent serait à la discrétion du Conseil d’État, sans passer par les comptes de l’État. La tentation d’une utilisation politique des attributions de fonds sera forte, et cela menace de fragiliser la confiance des citoyen·ne·s en la transparence et l’indépendance de l’ensemble de la Loterie Romande. La totalité des bénéfices nets des jeux d’argent doivent être consacrés à des projets d’utilité publique, sans ingérence politique, ni le moindre soupçon de favoritisme. 

Ce projet arrive au mauvais moment, d’autant plus venant d’un canton jouissant d’une santé financière exceptionnelle. La culture et le sport vaudois ont beaucoup souffert de la crise du coronavirus, et n’ont pas fini d’en subir les conséquences. Un apport supplémentaire de plusieurs millions serait d’une grande aide pour assurer la relance indispensable à la survie des artistes et des institutions. En revanche, ces 20 millions de perte sèche pour l’État de Vaud ne représentent qu’une goutte d’eau dans son budget annuel de 10 milliards, ou ses réserves de 3,3 milliards. Il n’y a pas de doute que le canton trouvera d’autres moyens pour financer ses projets de législature.

Créer dans le brouillard

© Jean-Patric Di Silvestro / Le Courrier

Secrétaire syndicale et membre du comité de l’association de CULTURE ENJEU, Anne Papilloud s’inquiète de l’impact des mises en quarantaine sur la reprise déjà fragile des activités culturelles.

Le couperet est tombé : les « grands rassemblements » seront à nouveau autorisées dès le 1er octobre sous strictes conditions et les autorisations seront du ressort des cantons. Elles seront notamment conditionnées à la situation épidémiologique du canton, à sa capacité de traçage et à un plan de protection dont les contours seront connus le 2 septembre.

A cette situation déjà terriblement compliquée s’ajoute la question des quarantaines. Que se passe-t-il si un ou plusieurs interprètes sont mis en quarantaine pendant la période de création ou de représentations ? Dans la plupart des cas il ne sera pas possible de reporter les représentations. Et c’est alors un jeu de domino qui commence : qui va payer dans cette situation ?

Aujourd’hui les acteur.e.s culturels doivent donc recommencer à créer, à produire de la culture, du lien social, du rêve, dans une situation d’incertitude totale. Incertitude « artistique » : se donner corps et âme pour un projet dont on sait qu’il ne verra peut-être jamais le jour, qu’il ne pourra peut-être pas rencontrer son public, demande un optimisme et une volonté immense. Mais à cette difficulté s’ajoute donc les risques financiers.

Aujourd’hui il paraît peu probable qu’une assurance privée prenne en charge ces coûts liés aux annulations. Dans certains pays, l’Etat a mis sur pied, à la demande des producteur.e.s des systèmes de compensation des pertes. C’est nécessaire pour pouvoir imaginer une reprise des activités culturelles.

Dans son message qui accompagne la Loi Covid, qui sera discutée au Parlement à la rentrée de septembre, le Conseil Fédéral dit qu’un « des objectifs consistera à atténuer la pression financière que subissent les entreprises culturelles, afin d’éviter autant que faire se peut la faillite d’acteurs importants de la politique culturelle. ». C’est louable mais insuffisant. Il faut aussi faire tout ce qui est nécessaire pour éviter la faillite de tous les acteur.e.s de la politique culturelle. Tous les maillons de la chaîne sont nécessaires pour que la production culturelle suisse puisse retrouver son public !

Anne Papilloud, secrétaire syndicale et membre du comité de CULTURE ENJEU

Article à retrouver dans sa version longue dans le numéro de septembre de CULTURE ENJEU.