Le photographe Genevois, dont le travail décortique les sphères du pouvoir et ses coulisses, a été élu « Photographe suisse de l’année » par la Swiss Photo Academy.
Une renommée internationale
Exposé régulièrement à travers le monde entier, Christian Lutz a publié en 2019, un livre consacré au monde des casinos de Macao, « The Pearl River ». Nommée « Eldorado » cette série de photos à laquelle s’ajoute l’univers de Las Vegas, a été présentée lors des Rencontres de la photographie d’Arles.
Christian Lutz, « The Pearl River », 2019. [Editions Patrick Frey]
Une approche documentaire
Connu pour sa trilogie sur les sphères du pouvoir tantôt politique avec Protokoll (2007), économique avec Tropical Gift (2010) et religieux avec In Jesus’ Name (2012), Christian Lutz dit « faire des images qui font passer des messages sur une société qui dysfonctionne » (Source RTS info, 12h45).
Il signe aujourd’hui l’identité visuelle de la prochaine édition du festival de films documentaires Visions du Réel.
La photographe vaudoise Monique Jacot (née en 1934) a reçu un prix récompensant l’ensemble de sa carrière par la Swiss Photo Academy. Diplômée de l’École supérieure d’arts appliqués de Vevey, elle fait partie des premières femmes à pratiquer le photojournalisme et est considérée aujourd’hui comme l’une des photographes les plus importantes de Suisse. En 2005, la Fondation vaudoise pour la culture lui décernait le grand prix de photographie.
Elle a notamment collaboré avec les magazines de mode Elle, Vogue et Stern. Sensible à la condition féminine dans le monde, elle photographie des agricultrices au travail ou des militantes des droits des femmes lors de manifestations et publie différents ouvrages sur le sujet Femmes de la terre (1989), Printemps de femmes (1994) et Cadences : l’usine au féminin (1999).
Dernièrement, son travail s’est davantage concentré sur la nature et les paysages qu’elle rencontre à travers ses nombreux voyages.
Chaque année à Bienne, le Photoforum Pasquart encourage, expose et récompense les jeunes artistes et photographes avec son Prix Photoforum. A découvrir jusqu’au 19.01.2020.
Le vernissage de la 27e édition Prix pour la photographie s’est déroulée samedi 7 décembre au Photoforum Pasquart de Bienne. Comme chaque année, le public s’était déplacé en nombre pour découvrir le travail de la lauréate Christelle Boulé, ainsi que celui des photographes sélectionné·e·s : Guillaume Baeriswyl, Christelle Boulé, Olga Bushkova, Jeanne Chevalier, Ludmila Claude, Charles Frôté, Peter Hauser, Pierre-Kastriot Jashari, Hugo Leos, Jonathan Levy, Laura Morier-Genoud, Jessie Schaer, Małgorzata Stankiewicz.
127 artistes et photographes ont envoyé leur dossier pour cette édition, qu’un jury a ensuite pris le soin de départager. Parmi eux, on retrouve Sarah Keller (codirection photographie, F+F Schule für Kunst, Zürich), David Lemaire (directeur, Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds), Brigitte Lustenberger (artiste et membre du comité), Danaé Panchaud (directrice, Photo- forum Pasquart) et Nicolas Savary (artiste, enseignant et membre du comité). Le jury a sélectionné treize artistes et photographes pour l’exposition du Prix Photoforum 2019, ainsi que la lauréate.
Le Prix Photoforum est l’un des rares prix de photographies en Suisse sans limites de nationalité, d’âge ou d’étape de carrière. En outre, aucune thématique n’est imposée. Il se caractérise chaque année par la grande diversité des travaux témoignant de la richesse de la scène photographique contemporaine. Les dossiers présentés cette année reflètent les préoccupations des artistes de se confronter à des problématiques sociétales majeures : la représentation de certaines communautés se démarquant de la société, la migration et la représentation des personnes migrantes, les enjeux écologiques du 21e siècle et les réponses émotionnelles qu’ils suscitent, les liens familiaux et la parenté. Dans un autre registre, certaines propositions examinent le potentiel performatif et expérimental de l’image photographique et sa capacité à créer un rapport au monde par l’entremise de la fiction.
Doté d’une valeur de 5’000 CHF, le Prix Photoforum 2019 a été décerné à Christelle Boulé pour son projet inédit Through Glass. Celui-ci s’inscrit dans son travail de longue durée autour du parfum et de la traduction en images d’expériences olfactives. Pour ce projet, elle crée des photogrammes argentiques en couleur à partir d’une collection de flacons de parfum qu’elle appelle son « salon des refusés ». Il s’agit en effet de parfums dont les propriétaires ne veulent plus, parce qu’ils leur rappellent une ancienne relation, parce qu’ils sont devenus désuets, ou simplement parce qu’ils ne correspondent plus à leur personnalité. Ces histoires consignées et conservées avec les flacons accompagnent les images.
Charles Frôté, Searching for Lemons, 2019 | Laura Morier-Genoud, Between the Cat’s Paws, 2019 | Pierre Kastriot Jashari, Bonnu Bürre! (Be a man!) 2019
Lors de la quatrième édition du Kick-Off Day qui s’est déroulé le 26 octobre 2019, des professionnels actifs dans les domaines de l’art, du commissariat d’exposition, de l’édition et du marché de l’art ont rencontré et conseillé les artistes. Les participants au Kick-Off Day étaient cette année Christoph Oeschger (artiste et éditeur, cpress) Andrea Gohl (artiste et enseignante, Haute école des arts de Berne), Shannon Guerrico (artiste et galeriste, Forma Art Contemporain), et Myriam Ziehli (artiste, curatrice et enseignante).
Alexandre Lanz est nommé nouveau rédacteur en chef de CultureEnJeu. Baigné dans le milieu des arts depuis sa plus tendre enfance avec une maman comédienne et responsable du Théâtre de Poche à Bienne, Alexandre Lanz a suivi une première formation dans la mode avant de se diriger vers le journalisme.
Après plusieurs années dans des rédactions romandes, notamment rédacteur en chef du magazine Edelweiss, il ambitionne pour CultureEnJeu une nouvelle ligne éditoriale amplifiée par les différents canaux digitaux.
Alexandre Lanz succède à Chantal Tauxe, nommée responsable de la communication institutionnelle de la Ville d’Yverdon en novembre 2018. Ses nouvelles responsabilités se sont rapidement avérées difficilement compatibles avec le rythme d’une publication trimestrielle. Néamoins attachée à la mission de notre revue, elle restera au comité de l’association et continuera d’être l’une des plumes de notre rédaction.
L’équipe de CultureEnJeu est ravie de vous présenter enfin son tout nouveau site, créé en collaboration avec l’agence Trivial Mass à Lausanne. Faisant pleinement entrer CultureEnJeu dans l’ère digitale, ce site fait le lien entre la publication imprimée, le débat public en ligne et les réseaux sociaux. Vous aurez d’ailleurs peut-être remarqué que notre magazine est déjà présent sur Facebook et Instagram.
Au delà de la vie courante de CultureEnJeu, ce site vise à revaloriser 15 ans d’archives, 64 numéros et plus de 800 articles publiés dans le magazine depuis sa création en 2004. Plongez dans l’histoire de la vie culturelle romande au travers des analyses et des commentaires aiguisés de nos rédacteurs-trices. Bienvenue dans notre bibliothèque, faites comme chez vous!
Si vous recevez CultureEnJeu dans votre boîte aux lettres, vous l’aurez peut-être remarqué en découvrant le numéro 64, il n’était pas emballé sous un film plastique et le papier du magazine n’est pas le même que d’ordinaire.
Les bienfaits d’épargner à l’environnement les quelques milliers d’emballages plastiques et l’aller-retour à l’entreprise de mise sous pli vont de soi.
Quant au papier, nous avons opté pour du Lessebo, du nom de la petite bourgade suédoise de 3’000 habitants, où l’entreprise du même nom produit du papier de génération en génération depuis 1693. Travaillant en harmonie avec leur environnement, Lessebo fabrique son papier avec le bois de bouleau de la forêt avoisinante, tout en s’assurant de planter toujours plus d’arbres qu’ils n’en coupent. Pour préserver l’eau du lac de la région, aucun produit chimique n’est utilisé, et l’eau est purifiée avant d’être rejetée dans le lac. L’usine elle-même fonctionne entièrement avec de l’énergie renouvelable, et partage son énergie excédante avec le reste de la ville.
Le bâtiment historique de la fabrique de papier Lessebo en Suède
Vous aurez peut-être aussi remarqué le logo MyClimate dans l’impressum de ce numéro. Malgré les efforts basiques évoqués ci-dessus, il est évident que l’impression de CultureEnJeu génère encore une certaine empreinte carbone. Grâce à MyClimate, cette empreinte est compensée au travers d’actions financées par l’organisation qui vont absorber au moins autant de CO2 de l’atmosphère que la production de ce magazine en aura dégagé. Ainsi, CultureEnJeu est désormais neutre en carbone.
Ce sont de petits pas dont l’importance à l’échelle planétaire est toute relative. Mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves!
Tous ces efforts ont été rendus possibles grâce à notre partenaire Ediprim à Bienne, une petite imprimerie familiale, qui fait de son engagement social et écologique sa fierté. Là encore, tout est fait pour que l’activité de l’entreprise n’ait pas d’impact négatif sur l’environnement. L’électricité qui alimente l’usine provient des turbines des gorges du Taubenloch, toutes les encres sont à base végétale, et les déchets de l’imprimerie sont 100% recyclés. L’équipe de CultureEnJeu est heureuse de pouvoir compter Annie Berlincourt et son équipe, des partenaires responsables et professionnels, dans une région qui nous est chère.
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